Jour : 9 mars 2021

Delaware Blue Coats — Raptors 905

C’est une tâche compliquée qui attendait les Blue Coats pour cette seconde demi-finale : venir à bout des Raptors, leaders de la ligue, et meilleure attaque. Mais si l’on se souvient bien, Delaware avait connu un début d’exercice tonitruant, restant dernière formation invaincue, avant de connaître quelques difficultés.

Les Blues Coats ont aussi voulu faire valoir leurs atouts, et notamment Paul Reed, auteur de 26 points et 10 rebonds sur le match. Le joueur a connu une véritable évolution tout au long de la saison, jouant au fil du temps moins en isolation et beaucoup plus pour ses coéquipiers. Avec lui son équipe a tiré sur cette rencontre à 44% derrière l’arc, et 52% dans le périmètre. Isaiah Joe notamment, a inscrit 24 points, tandis que Justin Robinson en a rajouté 18, et Braxton Key 21.

Mais leur plus grande réussite sur cette confrontation s’est située en défense. En forçant leurs adversaires à perdre 23 ballons, ils ont fait la fierté de leur entraîneur : « Je pense que notre défense nous a portés aujourd’hui. On a parlé de Paul, on lui doit beaucoup, tous les autres ont montré de la dureté et la capacité à tenir leur homme en un contre un. Et un niveau de dureté qui nous a aidé à bien jouer. »

En insistant de ce côté du terrain, ils ont fini par faire craquer les 905 de l’autre côté, avec un dernier quart temps de feu qui leur a assuré la qualification. Alize Johnson a eu beau inscrire 26 points et prendre 15 rebonds, cela n’a pas suffi aux Raptors pour maintenir le contact. Gary Payton II a essayé de l’aider avec ses 17 unités, tandis que Nik Stauskas et Henry Ellenson en ont ajouté chacun 13, mais cela n’a pas été suffisant. Ce sont les Blue Coats qui ont eu le dernier mot, et qui pour leur première participation en playoffs connaitront les joies de la finale.

Lakeland Magic — Santa Cruz Warriors

Il y a parfois des défaites qui font mal, et d’autres qu’on aimerait presque revivre. C’est en tous cas ce que Jeremy Lin a semblé dire après que les Warriors, pourtant mieux classés, aient été éliminés de ces playoffs 2020. Sur le terrain Santa Cruz connaissait une très belle entente, chacun cherchant à jouer pour l’autre : « Je perdrai avec cette équipe en demi n’importe quel jour, n’importe quelle nuit car c’est comme ça que le basket doit être joué. Vous ne voyez pas toujours ça en G-League ».

Et cette entente s’est vue en début de rencontre face au Magic, avec des Warriors qui prennent jusqu’à 9 longueurs d’avance lors du premier quart temps. Lin est d’ailleurs le fer de lance sur ce match avec ses 20 points, accompagné par Alen Smailagic (17pts et 8 rebonds) et malgré un Axel Toupane un peu en retrait (13 unités et 10 prises, mais seulement 3/17 aux tirs, dont un vilain 1 sur 8 derrière l’arc). A la pause ils sont d’ailleurs toujours devant, 61 à 59.

La suite est par contre un peu plus difficile au retour du vestiaire. Les quatre matchs en cinq jours commencent à peser dans les jambes, tandis que Lakeland réédite un peu ce qui avait été fait lors du premier tour des playoffs. Ils réussissent à inscrire cinq paniers longue distance sur les quatre premières minutes du dernier quart. Poursuivant sur leur lancée, cela leur permet de compter jusqu’à 19 points d’avance avec 7 minutes à jouer. C’est trop pour Santa Cruz, qui n’a plus la force de revenir.

Le Magic parvient donc à se qualifier pour la finale, grâce à une belle performance de Robert Franks, 23 points et 5/8 de loin. A noter aussi les 17 points de Jeff Dowtin, ou les 14 de Devin Cannady.

Le mot de la fin est pour Jeremy Lin, sur son coéquipier Axel Toupane (un peu de chauvinisme) : « Il a été une part importante de notre équipe. Et je pense que tout le monde se dit, ‘Axel, continue à nous sortir des trucs. T’as quoi en réserve ?’ J’ai le sentiment que si on avait joué quelques matchs de plus avec lui, on aurait vu quelque chose de fou, comme un windmill main gauche, ou je ne sais pas ce qu’il nous aurait sorti, mais il en a encore beaucoup en réserve ».