Jour : 3 avril 2026

Osceola Magic — Motor City Cruise

Au premier tour, Motor City avait dû battre l’une des équipes les plus en forme du moment pour pouvoir obtenir la première qualification de son histoire. Pour cette seconde rencontre, ils affrontent à nouveau l’une des équipes avec le meilleur bilan de l’exercice. Sauf que cette fois, le Magic qu’ils doivent rencontrer a en plus remporté la conférence Est. C’est donc un défi de taille qui attend le Cruise, à l’extérieur qui plus est.

Si l’on s’en tient aux scores, la rencontre est globalement équilibrée. Un petit point d’écart après un quart temps, trois à la mi-temps, égalité après trois périodes. Voilà de quoi mettre une bonne dose d’incertitude dans l’issue de la rencontre, surtout si l’on rajoute 20 changements de leaders. Et pourtant, dans ce fameux troisième quart temps, le Cruise a pu croire avoir fait un début de différence. A quatre minutes du terme, ils ont pu se construire une avance de 8 longueurs, 84 à 76, le plus gros écart constaté jusqu’ici. Menés par Chaz Lanier qui met 27 points ou encore Wendell Moore Jr. qui en plante 26, l’affaire ne paraît pas mal partie.

Mais dans ces quatre minutes Justin Minaya plante de loin dans le corner, et Javonte Smart rentre deux paniers consécutifs. Égalité, tout est à refaire lors du dernier quart temps ! Coach Dylan Murphy le résume d’ailleurs : « C’était un match très disputé, il n’y a pas d’autre mot. On savait que ce serait serré après les avoir affrontés deux fois cette saison. Ces gars-là ont une confiance absolue les uns dans les autres et font ce qu’il y a de mieux pour le Magic plutôt que de chercher à monopoliser le ballon. Cet altruisme nous permet de donner le meilleur de nous-mêmes quand c’est nécessaire ». Et là, ça l’est ! Reece Beekman plante un tir du parking pour repasser devant, 108 à 106. De là, Smart enchaîne, et porte la marque à 114-108. La suite est une histoire de lancers, et Osceola ne craque pas.

Les Floridiens finissent par empocher la qualification, avec 26 points de Beekman, 22 de Colin Castleton, ou encore 17 de Smart et Lester Quinones. Un succès compliqué, mais qui permet de poursuivre la route en quête du titre.

Greensboro Swarm — Capital City Go-Go

Cette seconde rencontre du deuxième tour ne semble pas aussi équilibrée que celle qui vient de se dérouler entre le Cruise et le Magic. En effet, bien que les deux formations qui se présentent ne semblent pas dans une forme olympique, des tendances se dessinent. D’un côté, le Swarm a réussi à éliminer facilement des Celtics, certes moins bien classés, mais qui restaient sur trois succès consécutifs. De l’autre, le Go-Go a peiné pour venir à bout de Cleveland, pourtant pas en meilleure forme. Enfin, les deux équipes se sont affrontées deux fois en saison régulière, et Greensboro l’a emporté à chaque fois, jamais par moins de 12 points d’écart.

Avec ces playoffs à élimination directe tout peut arriver. Les locaux le savent, et démarrent en trombe par un 6 à 0. Dans ces premiers instants du match, tout se joue à l’intérieur. Il faut ainsi attendre près de huit minutes avant de voir un panier inscrit en dehors de la raquette. Les 12 premiers paniers sont ainsi tous inscrits dans la peinture ! C’est d’ailleurs la tendance de la première mi-temps. Le Swarm se construit une petite avance à la pause, 61 à 54, principalement sur le rebond et les lancers. Lors du second quart temps, ils inscrivent ainsi 7 points sur lancers (0 pour Capital City), et s’emparent de 10 rebonds offensifs, soit autant que le Go-Go sur l’ensemble de la partie. Ils compensent ainsi un peu leur maladresse, car ils n’ont jusqu’ici converti que 5 de leurs 20 tentatives à longue distance. Le français Tidjane Salaün mène toute cette petite escouade avec 24 points et 11 rebonds, bien secondé par Liam McNeeley et Tosan Evbuomwan, 19 unités chacun et respectivement 10 et 12 prises. Ils dominent d’ailleurs dans ce secteur tout le match, avec 61 rebonds contre 41, dont 19 offensifs.

Par la suite on assiste à un match de séries. Ainsi, si les locaux mènent de 10 points trois minutes après la reprise, Capital City répond par un 7 à 0 pour revenir à une possession. Liam McNeeley enflamme alors le maigre public avec deux tirs lointains, temps mort pour les visiteurs.

En début de dernière période, le Swarm pense avoir fait le plus dur avec un avantage de 16 longueurs. Mais à nouveau le Go-Go revient par un 13 à 0, et encore une fois tout se joue à une possession ! Il faut que McNeeley et Evbuomwan attaquent le panier et provoquent des fautes, pour sécuriser enfin la victoire.

Chris Livingston, 27 points, ou encore Skal Labissiere 26 se sont bien battus, mais à trop laisser filer leurs hôtes la défaite, et les vacances, sont au rendez-vous.

South Bay Lakers — Rio Grande Valley Vipers

Ce quart de finale est une rencontre de tous les paradoxes. D’un côté, les Lakers sont l’une des formations les plus en forme de la fin de saison, ayant même remporté la conférence Ouest. Ils ont cependant connu un premier tour compliqué. De l’autre, les Vipers n’ont pas pas particulièrement brillé en fin d’exercice, mais se sont qualifiés relativement facilement. Ils ont de plus remporté leurs deux confrontations face à South Bay, mais c’était en janvier, autant dire un autre monde en G-League.

Le début de partie est équilibré, personne ne parvenant à décrocher l’adversaire, jusqu’à un jump shot de R.J. Davis qui lance vraiment les Lakers, 17 à 15. Ils poussent alors peu à peu leur avantage, jusqu’à mener 33 à 27 en fin de premier quart. Bien qu’à la reprise les Vipers recollent un peu, 45 à 42, South Bay passe alors un 11 à 0 pour mener 56 à 42. Dalton Knecht mène la charge avec 13 de ses 24 points (et 13 rebonds) sur le seul second quart. Sur l’ensemble du match, Drew Timme en met 26, et Kobe Mufkin 18.

De retour des vestiaires, Rio Grande Valley revient avec de meilleures dispositions, et un petit run 9 à 2 leur permet de faire revenir l’espoir. Le jeu est alimenté par un Daishen Nix en grande forme, qui compile 35 points, 10 rebonds et 8 passes, malgré 4 balles perdues. Derrière lui Tristen Newton assure avec 14 unités, mais le pire +/- de l’ensemble des protagonistes, -18 ! Cela réveille les locaux, qui en remettent une couche et repartent devant, avec un avantage de 17 longueurs.

C’est fini ? Que nenni, les visiteurs produisent un nouvel effort, et ne se retrouvent plus menés que 86 à 83, sur un beau 10-0 conclu par un layup de Nix. Les Lakers se voient obligés de prendre un temps mort, puis enchaînent un lancer franc d’Adou Thiero, un layup d’Anton Watson, une intervention suivie d’un dunk de Bufkin afin de repartir de l’avant. Cela leur redonne le momentum, qu’ils conservent jusqu’à obtenir la qualification, 112 à 97.

Stockton Kings — Rip City Remix

Les champions en titre reçoivent le Remix avec l’avantage du terrain pour ce second tour des playoffs. Ce n’est pas plus mal pour les 2000 spectateurs présents à l’Adventist Health Arena, car lors des deux précédentes rencontres entre les deux formations, Rip City et Stockton avaient partagé les succès dans cette même salle. Mais ça, c’était fin décembre en tout début d’exercice, et les choses peuvent changer rapidement en G League.

Les Kings ne veulent pas laisser le hasard influer sur leur qualification, et décident de prendre les choses en main dès l’ouverture des hostilités. Ils débutent sur un 20 à 2, dans une rencontre où leur attaque fait des ravages. Ils peuvent ainsi compter sur les 25 points de DaQuan Jeffries, les 20 de Jaylin Williams, ou encore les 18 de Jameer Nelson Jr. Suite à ce départ canon ils poursuivent leur effort sur l’ensemble du premier quart temps, qu’ils concluent sur la marque de 42 à 17, leur meilleur total sur 12 minutes cette saison.

Les choses s’équilibrent un peu par la suite, jusqu’à ce que le Remix décide de rebattre un peu les cartes lors du troisième quart temps. Ils passent alors un 26 à 6, qui leur permet de recoller 73 à 70 avec trois minutes à jouer. Il faut un tir derrière l’arc de Williams pour limiter la casse et contenir Rip City à deux longueurs, 76 à 74. Jayson Kent alimente la marque pour les visiteurs avec 24 unités, aidé de Chris Youngblood à 23, ou encore Hansen Yang à 20.

Les choses se calment un peu lors du dernier quart, avec des débats qui s’équilibrent jusqu’à ce que le tableau de marque indique 85 à 83 et 5:37 à jouer. Là, Jeffries plante deux tirs à trois points consécutifs, et Baldwin Jr. en rajoute un troisième. Il ne reste alors plus que deux minutes à jouer, et les locaux mènent 103 à 93. La suite appartient à la défense, et à ce petit jeu les locaux se débrouillent un peu mieux dans cette fin de confrontation. Mission accomplie pour Stockton, qui retourne en finale de conférence.