Jour : 19 décembre 2022
South Bay Lakers — Maine Celtics
Il ne faut pas trop se fier aux places attribuées par la ligue pour le tournoi du showcase. En effet, les Lakers ont hérité du premier spot, alors qu’ils ne sont que seconds de leur poule, derrière des Clippers qui n’ont eu que le quatrième strapontin. Ils ont par contre une bien meilleure dynamique que les Celtics, leurs adversaires du jour, ce qui peut les placer en position de favoris de cette confrontation.
Et pourtant après un début de rencontre équilibré (10 partout), Maine creuse un trou profond pour y enterrer les californiens, à l’occasion d’un gros run, 30 à 10, pour une marque de 40 à 20 en fin de premier quart temps. Ils ont été particulièrement adroits sur la période, convertissant 75 % de leurs huit tentatives derrière l’arc. Denzel Valentine a ainsi assuré pour mener les siens avec ses 25 points, et un +18 sur l’ensemble de la rencontre. Derrière lui six autres ont terminé en double figures, avec Mfiondu Kabengele à 18 unités, ou encore Kamar Baldwin et JD Davison à 14.
Dès le second quart temps, South Bay est bien déterminé à faire respecter la hiérarchie, et grignote peu à peu son retard, ayant retrouvé sa verve offensive. Mais ce comeback n’est pas forcément aussi rapide qu’espéré, car la défense laisse à désirer. Maine trouve ainsi trop souvent la faille en faisant bien tourner la balle, et en utilisant les pénétrations.
Après trois périodes, la marque est de 86 à 85 pour les verts, et tout reste à faire : il suffit pour les Celtics de mettre 25 pts, ou les Lakers 26, pour remporter la partie. A ce petit jeu, c’est Denzel Valentine le plus fort, car il inscrit trois paniers de suite depuis le parking, pour mettre les siens à une petite unité de la cible des 111 points. C’est ensuite Kabenbele qui termine le travail avec un dunk, et élimine South Bay de la compétition.
Cruelle désillusion pour les pourpres et or, qui ont pourtant compté sur les 19 unités de Bryce Hamilton (mais -16, pire ratio du match), les 18 de LJ Figueroa, ou encore les 14 de Shaquille Harrison.
Rio Grande Valley Vipers — Windy City Bulls
La méfiance est de mise pour les Vipers pour l’ouverture de ce tournoi de Las Vegas. En effet, s’ils ont un meilleur bilan que les Bulls, les texans viennent de connaître deux revers consécutifs, tandis que leurs adversaires sont sur la dynamique exactement opposée.
Le début de confrontation est d’ailleurs à l’image de la méfiance animant les deux formations. Les défenses prennent d’abord le pas, et après six minutes de jeu la marque n’est que de 6 à 5. C’est à ce moment là que Windy City décide d’appuyer sur l’accélérateur. Les taureaux parviennent déjà à creuser un petit écart de 14 longueurs en fin de premier quart temps, avant de poursuivre leur effort pour arriver à la mi-temps 64 à 34. Avec seulement 40 % d’adresse, ils s’en remettent à Malcolm Hill qui met 17 points, tandis que Ethan Thompson en ajouter 15.
Après la pause, c’est au tour de Rio Grande Valley d’essayer de revenir. Avec un run 31 à 13, il réussissent à recoller un peu, 77 à 65. Il faut, car la formule utilisée pour ce tournoi ne laisse guère droit à l’erreur. 77 à 65 signifie que la première formation qui parvient à la marque de 102 remporte sa qualification.
Les Vipers croient pendant un temps y parvenir. Au prix d’un gros effort, ils arrivent à effacer les 12 longueurs de retard qu’il restait à récupérer, et mieux, passent en tête 92 à 88. Trevor Hudgins est en forme avec ses 27 points, bien assisté de Louis King, 21 et 5 passes. Darius Days apporte aussi une aide précieuse avec ses 17 pions et 10 rebonds.
Mais leurs efforts s’avèrent finalement vains. Ils restent bloqués un temps à 92, alors que Days et Hudgins ratent deux fois, et King une fois. En face, les bras ne tremblent pas, et les Bulls repassent devant 97 à 92.
A 99 – 96, Ethan Thompson aurait alors pu couler involontairement Windy City, perdant consécutivement deux ballons. Mais les Vipers n’en profitent pas vraiment, et Thompson peut alors se rattraper, délivrant une passe décisive pour Malcolm Hill qui donne la victoire aux Bulls sur un tir à trois points.
Ontario Clippers — Iowa Wolves
Des quatre rencontres programmées au premier tour du tournoi, celle-ci est celle qui semble la plus déséquilibrée. Elle oppose en effet le leader de la ligue, à la formation ayant le plus mauvais bilan des qualifiés.
Les wolves semblent conscients que leurs chances sont minces, et décident d’attaquer dès l’entame du match. Ce sont eux qui prennent le meilleur départ, menant rapidement par 20 à 7. Javonte Cook mène la charge avec ses 20 points, tandis que Matt Lewis et PJ Dozier en ajoutent 19, le second complétant sa performance avec 13 rebonds.
Mais ce n’est qu’un trompe l’œil. En effet, Ontario revient rapidement, dominant aux rebonds, aux passes, et bénéficiant d’un banc bien plus productif que ses adversaires. Ayant recollé en fin de premier quart temps, ils commencent à s’envoler dès le début du second par deux paniers pris derrière l’arc, puis un layup, de Brandon Boston Jr, histoire de prendre six longueurs d’avance. Ils ne le savent pas encore, mais c’est le début de la fin pour les Wolves. Iowa perd son adresse, les Clippers sont de plus en plus chaud, et l’écart atteint rapidement jusqu’à 29 points.
Alors que la marque est de 95 à 74 après trois périodes, les jeux sont alors faits à 99 %. Il faudrait en effet que les Wolves inscrivent 46 unités lors du quatrième quart temps, tout en en autorisant moins de 25. C’est mission impossible, et Ontario s’impose logiquement, et assez facilement.
Boston Jr. s’est montré à son avantage lors de cette confrontation avec ses 33 points, tout comme Nate Darling qui en ajoute autant. L’ensemble de l’équipe s’est d’ailleurs montré assez adroit, avec un joli 47,4 % de réussite depuis le parking.
College Park Skyhawks — Cleveland Charge
Il ne faut pas trop se fier aux places attribuées par la ligue pour le tournoi du showcase. Le Charge n’a hérité que de la sixième position et les Skyhawks de la troisième. Pourtant les deux formations ont toutes deux remporté leur poule, et ont terminé avec le même bilan. La rencontre a donc tout d’un duel au sommet, une sorte de petite finale dès le premier tour de la compétition.
Et à en regarder un peu le déroulement, les faits confirment l’impression décrite sur le papier. Ainsi, si le Charge crée le premier écart 19 à 11, les Skyhawks ne mettent que trois minutes à recoller, 24 à 23. Les runs se succèdent, tantôt pour les uns, parfois pour les autres, et la marque est de parité à la mi-temps, 53 partout. College Park tient bon, grâce aux 24 points de Jarrett Culver, ou encore les 22 d’AJ Lawson.
Après la pause, les deux équipes continuent à se rendre coup pour coup, jusqu’à ce que le tableau indique 80 partout avec un peu plus de 4 minutes à jouer dans le troisième quart temps. C’est là que Cleveland réalise son effort, et creuse le premier petit écart. 6 longueurs d’avance alors que la sonnerie retentit, c’est un peu d’espoir et surtout moins de paniers à marquer pour se qualifier.
Malgré cela les Skyhawks ne craquent pas tout de suite, se maintenant longtemps à distance de leurs adversaires. 105 à 97, tout est encore possible. C’est alors qu’Isaiah Mobley rentre un tir lointain puis un lancer-franc, et le premier éclat est fait. Il ne reste plus au Charge qu’à confirmer cette avance, pour finalement s’imposer 120 à 104.
Mobley aura été le principal artisan de ce succès, pas loin du triple double avec ses 30 points, 12 rebonds et 8 passes. Mamadi Diakite et Sharife Cooper l’ont aussi secondé au mieux avec leurs 25 unités, tout comme Nate Hinton qui a culminé à 14.


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